Dimanche 8 février 2009
Dans son livre 150 Petites expériences de psychologie des médias pour mieux comprendre comment on vous manipule, le docteur en neurobiologie Sébastien Bolher retrace, à travers des expériences effectuées en laboratoire, les méthodes utilisées par la presse pour manipuler les masses. En voici quelques-unes.
Concernant la crédulité induite par la télé, trois psychologues de l’université du Texas, Daniel Gilbert, Romin Tafarodi et Patrick Palone ont réalisé une expérience auprès de deux groupes de volontaires dont l’un devait lire des informations le plus vite possible sans en perdre la compréhension. L’expérience leur a permis de mettre en évidence le mécanisme cognitif suivant: la nécessité de comprendre rapidement une information dense pousse l’individu à supposer cette information vraie. « Ainsi, lorsque le flux de l’information se déroule vite, nous avons tendance à céder à ce présupposé de vérité, pour mieux assimiler le sens. Ce phénomène s’applique bien entendu à l’information télévisée. La télévision est spécialiste de l’information rapide. Dans ces conditions, ce “biais de crédulité” joue à fond: vous devez vous accrocher au flux rapide du discours et des images pour suivre le propos et le comprendre. Dans ce contexte, le réflexe du cerveau est de croire l’information vraie. Conclusion : le flux rapide d’information est un piège pour l’esprit critique. Le cerveau
humain est vulnérable aux situations où il faut comprendre rapidement ».
Pour ce qui est de la dépendance à la télévision, Bolher relate l’expérience menée par deux psychologues Robert Kubey et Mihaly Csikszentmihalyi : des volontaires portaient un boîtier sur lequel on pouvait les biper à n’importe quel moment de la journée. « La collecte des données a révélé que, en moyenne, les participants décrivaient des états émotionnels plus relaxés lorsqu’ils étaient en train de regarder la télévision. (…) Lorsque les téléspectateurs doivent s’extraire du petit écran, leur organisme doit faire face à de nouvelles tensions liées à la gestion de la réalité (…) »
Une autre expérience a montré les ressorts de cette relaxation artificielle: celle menée par le psychologue américain Byron Reeves qui a mesuré les variations du rythme cardiaque sur des sujets en train de regarder la télé. « tes programmes comportaient des changements de plans intervenants à différents intervalles de temps (…} B. Reeves a constaté, dans tous les cas, que les changements de plans (…) s’accompagnent d’une baisse du rythme cardiaque. Cet effet se nomme “réflexe d’orientation” et comporte toute une série de modifications à l’intérieur de l’organisme : une contraction des vaisseaux sanguins à l’intérieur des muscles, et, au contraire, une dilatation des vaisseaux dans le cerveau. Le réflexed’orientation serait une adaptation naturelle aux milieux visuels changeants : le ralentissement du rythme cardiaque et l’afflux de sang au cerveau entraîneraient notamment une mobilisation de l’attention vers la nouveauté. » Devant des changements d’environnements visuels très rapides, comme dans les clips ou les pubs notamment, « le réflexe d’orientation est activité en permanence et maintient un état artificiellement relaxé » dont il est particulièrement difficile de s’extraire. Là où l’on peut commencer à parler de dépendance, c’est lorsque le besoin de retrouver cet état devient compulsif.
La frustration et tous ses exutoires complètent le syndrome d’aliénation télévisuelle. Bolher souligne par exemple ce besoin paradoxal de consommer des sucreries ou autre « junk food » après avoir vu un programme mettant en valeur des femmes ou des hommes aux silhouettes parfaites, pulsion qui a justement pour effet de nous éloigner de ces modèles. Il cite des études mettant en évidence que les femmes exposées à des publicités parues dans des magazines féminins en concevaient une intense « insatisfaction corporelle » et « une humeur dégradée », frustration qui constitue pour le cerveau une préparation à recevoir une consolation ou récompense sous forme de sucrerie. Le couple minceur-plaisir constitue pour Bolher « un ticket gagnant pour la consommation, mais
pas forcément pour l’équilibre psychique des citoyens ». Autre type de frustration, tout aussi paradoxale, repérée dans le comportement de l’homo télévisus et qui relève de la psychologie des choix: celle dont s’accompagne le zapping. Citant une étude menée par Sheena lyengar, de l’université de Columbia et Mark Lepper de l’université de Stanford, Bohler souligne que cette frustration est d’autant plus intense que le choix des programmes est important. Il décrit ainsi le mécanisme à l’œuvre: « II semble que les choix plus variés engendrent une frustration liée à la conscience que nous avons des choix que nous n’avons pas pris ». C’est ce que les psychologues appellent les « coûts d’opportunité ». « C’est aussi pourquoi, devant notre télévision, nous zappons en permanence : nous voulons réduire les coûts d’opportunité en nous donnant l’illusion de voir tous les programmes. Mais ce comportement est contre-productif, car le fait de zapper annule le plaisir procuré par le programme en cours, qui requiert un minimum de suivi et de suspense pour apporter une quelconque satisfaction. Au bout du compte, nous en retirons un plaisir… nul ».

Source: NEXUS n°60 - 150 Petites Expériences de psychologie des médias pour mieux comprendre comment on vous manipule, Sébastien Bolher, 2008, Éd. Dunod.

Par kourss - Publié dans : philosophie
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Dimanche 23 décembre 2007
Einstein


Albert Einstein, 1879-1955

L'énigme d'Einstein

Les faits:

1. Il y a cinq maisons de 5 couleurs différentes. 2. Dans chaque maison vit une personne de nationalité différente. 3. Chacun des 5 propriétaires boit un certain type de boisson, fume un certain type de cigares et garde un certain animal domestique. La question: Qui a le poisson?


Quelques indices:

1. L'Anglais vit dans une maison rouge. 2. Le Suédois a des chiens comme animaux domestiques. 3. Le Danois boit du thé. 4. La maison verte est à gauche de la maison blanche. 5. Le propriétaire de la maison verte boit du café. 6. La personne qui fume des Pall Mall a des oiseaux. 7. Le propriétaire de la maison jaune fume des Dunhill. 8. La personne qui vit dans la maison du centre boit du lait. 9. Le Norvégien habite la première maison. 10. L'homme qui fume les Blend vit à côté de celui qui a des chats. 11. L'homme qui a un cheval est le voisin de celui qui fume des Dunhill. 12. Le propriétaire qui fume des Blue Master boit de la bière. 13. L'Allemand fume des Prince. 14. Le Norvégien vit juste à côté de la maison bleue. 15. L'homme qui fume des Blend a un voisin qui boit de l'eau.
Cette énigme a été posée par A. Einstein au début du siècle dernier. Selon lui 98% des gens sont incapables de la résoudre. Faites-vous parti des 2% qui sont capables ? Bon courage.

Par kourss - Publié dans : HISTOIRE
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Samedi 25 août 2007

La révolution d'octobre, le peuple à la conquête du pouvoir, est un faux historique.
La révolution, la vraie, est celle qui s'est déroulée fin février 1917, quand PETROGRAD s'insurge et est créé le premier soviet.
Les premiers jours de mars après la formation d'un gouvernement provisoire, le tsar Nicolas II abdique.
Le 27 mars, le soviet de PETROGRAD demande une "paix sans annexion ni contribution" qui permettra à la Russie de sortir au plus vite de la guerre, cause principale du mécontentement populaire.
Rappelons-nous que les soviets sont les assemblées élues par le peuple.
LENINE et les bolchéviques étaient hostiles aux soviets, probablement parce qu'ils y étaient faiblement représentés et donc minoritaires.
La révolution de février est une vraie révolution démocratique et populaire, dirigée par les socialistes révolutionnaires, par les mencheviks, par les socialistes populaires et par les trudoviks de Kerensky, futur Premier ministre.
Comme on peut le constater, les bolchéviques ne participèrent pas à la révolution de février qui fit tomber le régime tsariste.
En effet, Lénine rentrera en Russie seulement le 16 avril, grâce à l'aide du gouvernement allemand.
Le 25 avril, le soviet de PETROGRAD lance un appel pour l'ouverture d'une conférence internationale socialiste, qui se tiendra à Stockholm et qui aura pour objectif la fin de la guerre.
Le 31 mai 1917, les élections ont lieu, gagnées par les socialistes modérés et au cours desquelles les bolchéviques n'obtiendront qu'une poignée de voix. Entre temps, les bolchéviques ont réussi à s'infiltrer dans les soviets et le 16 juillet déclarent :"Tout le pouvoir aux soviets".
L'opportunisme de Lénine et des bolchéviques est évident.
Dans un premier temps, quand ils sont minoritaires, ils s'opposent aux soviets puis, ayant perdu les élections mais ayant réussi l'opération de noyautage des soviets, exigent que tout le pouvoir soit donné à ces derniers.
Les soviets, à ce moment là, d'instrument de débat démocratique, se transforment en une arme que les bolchéviques utilisent pour attaquer le pouvoir démocratiquement élu.
Le 20 juillet, le gouvernement répond en lançant un mandat d'arrêt à l'encontre de Lénine.
Dans la nuit du 24 au 25 octobre, Lénine et les bolchéviques profitent de la situation chaotique qu'ils ont contribué à créer, pour prendre le pouvoir avec les armes : le coup d'état classique.
Pour obtenir l'appui de la population, LENINE promulgue, les premiers jours de novembre, quatre décrets.
Le premier est en faveur de la paix et amènera à la signature de l'armistice le 2 décembre avec l'Allemagne, qui rappelons-le, avait aidé LENINE à rentrer en Russie et l'avait soutenu économiquement.
Le deuxième décret prévoit la redistribution des terres aux paysans, qui à ce point, appuient LENINE et les bolchéviques.
Le troisième décret prévoit l'indépendance des nations intégrées dans l'empire russe par les tsars;nations qui à leur tour, se rangèrent aux côtés des bolchéviques.
L'ultime décret prévoit que les ouvriers prennent le contrôle de la production dans les usines,en même temps le droit de grève est supprimée.
Le 5 janvier 1918, Lénine et les bolchéviques dissolvent l'assemblée constituante, démocratiquement élue mais dans laquelle les bolchéviques étaient minoritaires.
En mars 1921, Victor Tchernov, ex président de la constituante dissoute et chef des socialistes révolutionnaires déclarera : "Les bolchéviques, ont fait périr la cause de la liberté et de la démocratie quand ils ont réussi à opposer les soviets à la constituante dans l'esprit du peuple. Au lieu de faire des soviets un soutien de la constituante, un lien puissant entre celle-ci et le pays, ils ont dressé les soviets contre l'assemblée constituante et ont fait périr, de cette façon, aussi bien la constituante elle-même que les soviets."
Le 23 février 1918 est créée l'armée rouge sur les ordres de TROTSKY.
Le 3 mars, la paix avec l'Allemagne est signée et l'épuration interne peut commencer.
Entre mars et avril les socialistes révolutionnaires seront arrêtés, les partis anti-bolchéviques seront expulsés des soviets et les journaux d'opposition seront supprimés.
Au mois de juin, le "communisme de guerre" est instauré.
Il fut le prétexte, étant donné qu'il n'y avait aucune guerre en cours, pour confisquer la récolte des paysans et rendant caduc le décret de novembre sur la redistribution des terres.
Le 16 juillet 1918, les bolchéviques exécutèrent la famille impériale.
Pendant l'été 1918 commença l'intervention militaire des occidentaux en Russie, qui se conclura en octobre 1920 avec le traité de RIGA.
Sur les méthodes utilisées par les " révolutionnaires" bolchéviques pour se maintenir au pouvoir et diriger le pays, voyons quelques témoignages.
Un fonctionnaire des services secrets de l'époque : "Malenkov et Voznesenski exigent des travailleurs, Vorochilov demande des ouvriers pour construire des routes. Comment ferons-nous ? Le fait est que nous n'avons pas encore réalisé notre programme d'arrestation".
Le premier camp de concentration communiste a été ouvert en 1921 à KOLMOGORI, près d'ARKENGELSK.
Une liste officielle soviétique de 1923 énumère 65 camps de concentration.
Selon des sources soviétiques, il est indiqué, par exemple, qu'au camp de KOLIMA, "seulement 2 ou 3 détenus sur 100 survivaient ".
Cela indique clairement que la nature de ces camps n'était pas uniquement répressive mais avait principalement comme but la suppression des «ennemis du peuple ».
Voici le commentaire de Boukharine, un des dirigeants du parti à l'époque des massacres : "Je ne souhaiterai, même pas à mon pire ennemi, de voir les scènes auxquelles j'ai assisté".
L'épisode qui rendra encore plus claire, s'il en était besoin, l'action brutale et antidémocratique des communistes est la révolte de Cronstadt.
Le 24 février 1921, à Pétrograd, commencent d'importantes manifestations et des grèves contre le régime soviétique.
Les manifestants refusent l'autorité dictatoriale du parti.
Comme on le sait, à partir de novembre 1917 toute grève est interdite.
Les manifestations sont, donc, brutalement réprimées.
Près de PETROGRAD se trouvait la base navale de CRONSTADT, un port militaire avec une importante présence de marins, qui donnèrent une importante contribution au succès des bolchéviques dans la révolution d'octobre 1917.
Les marins de CRONSTADT, quand ils apprirent les manifestations des citoyens de PETROGRAD, décidèrent d'appuyer la révolte et votèrent cette résolution.
"Etant donné que les soviets actuels n'expriment pas la volonté des ouvriers et des paysans, les matelots décident qu'il faut :
- procéder immédiatement à la réélection des soviets au moyen du vote secret. La campagne électorale parmi les ouvriers et les paysans devra se dérouler en pleine liberté de parole et d'action ;
- établir la liberté de parole et de presse pour tous les ouvriers et paysans, pour les anarchistes et pour le parti socialiste de gauche ; - accorder la liberté de réunion aux syndicats et aux organisations paysannes ;
- convoquer en dehors des partis politiques une conférence des ouvriers, soldats rouges et marins de Pétrograd, de Cronstadt et de la province de Pétrograd pour le 10 mars 1921 au plus tard ;
- élargir tous les prisonniers politiques socialistes et aussi tous les ouvriers, paysans, soldats rouges et marins, emprisonnés à la suite des mouvements ouvriers et paysans ;
-élire une commission aux fins d'examiner le cas de ceux qui se trouvent dans les prisons et les camps de concentration ;
- abolir les "offices politiques", car aucun parti politique ne doit avoir des privilèges pour la propagande de ses idées, ni recevoir de l'Etat des moyens pécuniaires dans ce but. Il faut instituer à leur place des commissions d'éducation et de culture, élues dans chaque localité et financées par le gouvernement;
- abolir immédiatement tous les barrages ;
- uniformiser les rations pour tous les travailleurs, excepté pour ceux qui exercent des professions dangereuses pour la santé ;
- abolir les détachements communistes de choc dans toutes les unités de l'armée ; de même pour la garde communiste dans les fabriques et usines. En cas de besoin, ces corps de garde pourront être désignés dans l'armée par les compagnies et dans les usines et fabriques par les ouvriers eux-mêmes ;
- désigner une commission ambulante de contrôle ;
- donner aux paysans la pleine liberté d'action en ce qui concerne leurs terres et aussi le droit de posséder du bétail, à condition qu'ils s'acquittent de leur tâche eux- mêmes, c'est-à-dire sans avoir recours au travail salarié ;
- autoriser le libre exercice de l'artisanat, sans emploi d'un travail salarié ;
-nous demandons à toutes les unités de l'armée et aussi aux camarades "Koursanty" militaires de se joindre à notre résolution ;
- nous exigeons que toutes nos résolutions soient largement publiées par la presse".
Aucune liberté, donc, sur la terre des soviets.
Les communistes utilisèrent la propagande du parti pour calomnier et discréditer les rebelles en les accusant d'être des "contre révolutionnaires". Les rebelles ripostèrent en publiant dans l'Izvestia de Cronstadt du 6 mars 1921, cet article :
"Nous avons jeté bas le soviet communiste, proclament les marins de Cronstadt. Dans quelques jours, notre comité révolutionnaire provisoire procèdera aux élections du nouveau soviet, lequel, élu librement, reflétera bien la volonté de toute la population laborieuse et de la garnison, et non celle d'une poignée de fous "communistes". Notre cause est juste. Nous sommes pour le pouvoir des soviets et non des partis. Nous sommes pour l'élection libre des représentants des masses laborieuses. Les soviets falsifiés, accaparés et manipulés par le parti communiste, ont toujours été sourds à nos besoins et à nos demandes ; la seule réponse que nous ayons reçue fut la balle assassine".

 

 

Par kourss - Publié dans : HISTOIRE
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Samedi 25 août 2007

jankiz khan,Jenghis Khan,Chingis Khan,Chingiz-khan,Jenghiz Khan,(le grand chef)

Comment ce jeune fils d'un chef d'une des quarante tribus peuplant la Mongolie moyenâgeuse a t-il pu constituer un empire allant de la Chine orientale à l'Europe de l'Est ?

 Né en 1165, de son vrai nom Témudjin (le «plus fin acier») Uge, il parvint à réunir sous sa bannière, grâce à un habile sens politique, un bon nombre des tribus nomades de Mongolie.

 Après plus de vingt ans de luttes incessantes avec les autres clans rivaux, il réussit à réunir sous son commandement la totalité des différents clans de Mongolie. C’est alors qu’il est proclamé, à  45 ans, Genghis Khan. Comme capitale du nouvel empire Mongol, il décide d’ériger une cité au milieu des plaines de Mongolie, Karakorum.

 Malgré une armée assez réduite à ses débuts, Genghis modifia considérablement la géopolitique de l’époque en entamant la conquête de l’Asie. Grâce à sa détermination, son leadership mais également il faut le reconnaître une certaine cruauté, il lui fut possible de faire chuter l'hégémonie turque, stopper l'expansion de l'Islam vers l'est et menacer la chrétienté en Occident

 Grâce à une armada de cavaliers redoutables (200 000), il parvint à étendre les frontières de son territoire, laissant  à sa mort le 18 août 1227 un empire dépassant en superficie celui d’Alexandre le Grand. Après l’assaut de la Chine du Nord puis de Pékin (qui brûla pendant 70 jours), la horde mongol réussit à détruire l'empire turc, à envahir une large partie de la Russie, pour enfin prendre contrôle d’une partie du Moyen-Orient en vainquant les armées arabes.

Néanmoins, il serait réducteur de ne voir en Genghis Khan qu’un conquérant barbare, sanguinaire et destructeur.

Il promulgua en effet le «Yassak »,  un code de lois qui entre en vigueur en 1206 pour tenter de donner une cohésion au peuple mongol. Les peuples vaincus n'y furent pas soumis). Dans ce code, il insista sur le principe de sa souveraineté absolue mais également sur l’importance de l'union des Mongols. Le Yassak était ainsi constitué d’un code pénal strict s’appliquant dans tous les domaines de la vie quotidienne mongole. Il encourageait par exemple le sens de la justice. En effet, tout délit devait être attesté par trois témoins et « Les grands qui oppressaient les faibles étaient condamnés sans appel ». De plus, l'adultère y était sévèrement puni tout comme le fait d’uriner en public. Ce Yassak peut donc être considéré comme  « un code civilisateur » promouvant les vertus chères aux nomades. Ainsi, il était du devoir des Mongols de partager leur repas avec les voyageurs de passages.

Il fut sûrement le premier leader à faire preuve d’un certain oecuménisme. En effet, à Karakorum, musulmans chiites et sunnites, bouddhistes, brahmanistes, taoïstes et mêmes chrétiens romains venaient discuter religion et philosophie en toute quiétude.

Par kourss - Publié dans : HISTOIRE
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Mercredi 22 août 2007

La méthode de Marx est avant tout la méthode matérialiste, Marx était l'ennemi du verbalisme, même du verbalisme prétendu révolutionnaire. Il était contre tous ceux qui, comme disait le spirituel Alexandre Herzen en parlant de son ami Bakounine, ont tort « de prendre le deuxième mois de grossesse pour le neuvième ». Résultat ; fausse couche ! Il était contre les émigrés qui après l'échec de la révolution de 1848, voulaient le plus tôt possible recommencer la révolution. Pour que la révolution triomphe, il faut les conditions matérielles nécessaires pour en assurer la victoire. Il était adversaire de ceux qui, sous prétexte d'aller vite, pour descendre du sixième étage sautent dans le vide au lieu de prendre l'escalier. Evidemment, c'est une méthode pour aller vite. On arrive plus tôt, mais dans quel état !

Marx appliquait la méthode matérialiste. Il étudiait avant tout la réalité, les conditions matérielles de la vie sociale. Il était en même temps dialecticien. Cela veut dire qu'il reconnaissait qu'il faut chercher dans chaque régime les éléments destructifs de ce régime, qui se développent à l'intérieur même de ce régime, ainsi que les éléments constructifs du régime nouveau. On peut dire que chaque régime existant porte dans ses entrailles le régime nouveau, comme la mère porte l'enfant.

Et si Marx et ses partisans donnent au socialisme le qualificatif de « scientifique », c'est parce qu'ils ont trouvé dans la société capitaliste, dans le régime économique existant, aussi bien les éléments destructifs de ce régime que les éléments constructifs du nouveau régime.

La méthode marxiste est basée sur l'idée de l'évolution aboutissant à la révolution. Or, l'idée d'évolution est à la base de toutes les sciences et toutes les conceptions modernes, avec cette différence que les évolutionnistes à la Spencer, arrêtent la loi de l'évolution au seuil du régime actuel : tout évolue, sauf le capitalisme ; la loi de l'évolution doit respectueusement s'écarter de la Banque de France et des autres banques ; là, elle perd son autorité ; elle cesse d'être applicable : toute évolue, sauf la propriété et le mode de production capitalistes. Marx, au contraire, avec une logique implacable disait « Non ! Si tout change, si tout se transforme, il n'y a pas de raison pour que le capitalisme et son mode de production restent au stade qu'ils ont atteint ; il n'y a pas de raison pour que l'évolution historique s'arrête au stade capitaliste. »

Est-ce qu'il faut revenir au dogme de l'invariabilité des espèces, de la stagnation de tout ce qui existe, à la vieille géologie, à la vieille astronomie ? L'astronomie moderne, la géologie moderne, démontrent que les comètes et les planètes se sont développées graduellement et que la terre est passée par divers stades.

Marx est d'accord avec la théorie moderne de l'évolution qui n'exclut pas le passage rapide de l'évolution à la révolution : la théorie de l'évolution de nos jours admet avec de Vriès les passages brusques, « les sauts » dans la marche régulière des choses.

Marx n'oppose jamais évolution à révolution. Ainsi, l'enfant, qui se développe dans les entrailles de la mère, vient au monde avec des déchirements sanglants. Jaurès a cherché en vain à persuader la bourgeoisie qu'on pouvait aller au Maroc par voie de « pénétration pacifique ». Malgré sa bonne volonté, sa puissance de persuasion et son honnêteté, il n'a pas pu faire triompher cette idée de « pénétration pacifique ». Vous savez que nous sommes encore en guerre au Maroc (Applaudissements).

Or, selon la méthode marxiste, selon la dialectique de Marx, il ne faut pas opposer évolution à révolution.

Est-ce que ces idées sont périmées ? Est-ce qu'il faut retourner au verbalisme idéaliste ? Francis Bacon, un des fondateurs de la philosophie moderne, a dit qu'il y a deux sources de vérité : il y a la méthode des abeilles, tributaires de la matière environnante, des plantes et des fleurs où elles puisent leur miel ; et il y a la méthode des araignées qui tirent tout de leur propre substance. Les idéalistes « ont une araignée dans la tête », c'est-à-dire qu'ils tirent tout de leur tête, ce qui les entraîne à prendre des mots pour des réalités.

A notre époque, on abuse beaucoup des grands mots. Pendant la guerre, on a sorti tout le bagage idéaliste. On nous a dit chaque jour que ceux qui partaient sur le front allaient se battre pour « la justice », pour « le droit », pour « la civilisation ». On continue à faire cet abus de grands mots idéalistes qui sont vides de sens dans la société actuelle. Cet abus a si peu cessé que, hier encore, il y avait à la salle Wagram une réunion des petits et moyens propriétaires, organisée par la réaction. Au nom de quels principes s'est-on élevé contre les revendications socialistes et démocratiques ? C'est au nom de l'égalité devant l'impôt, c'est au nom des droits de l'homme que les riches demandent à payer autant que les pauvres, Rothschild autant que Rappoport ! (Rires et applaudissements.)

En effet, au nom des droits de l'homme et du citoyen il faut que le pauvre paie autant que le riche. C'est cette égalité qu'on propose. Et ce sont là des choses vivantes de tous les jours, d'aujourd'hui, d'hier, d'avant-hier. Alors, allez-vous faire à Marx le reproche de n'avoir pas eu confiance dans les mots dont on fait un si grand abus, d'avoir regardé la réalité en face ? Ferdinand Lassalle a dit : « dire ce qui existe, c'est déjà un fait révolutionnaire » parce que la réalité travaille pour nous, parce qu'elle contient des éléments explosifs, parce que l'histoire contient de la dynamite, des forces vraiment révolutionnaires qui font sauter les vieux régimes « périmés ».

Donc, au point de vue de la méthode, le marxisme ne peut être considéré comme « périmé ». Elle procède des idées les plus modernes : mouvement, transformation, évolution, révolution.

Marx avait horreur du vide, de l'abstrait, des mots qui peuvent s'appliquer à tout et qui n'expliquent rien, des grands mots qu'on cherche à exploiter pour cacher de petites choses, ou même des choses abominables.

                                                                                             le marxisme est-il périmé?Charles rappoport.

Par kourss - Publié dans : philosophie
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Mardi 21 août 2007

 L'histoire ne fait rien, c'est l'homme, réel et vivant, qui fait tout.

Etre radical, c'est prendre les choses par la racine. Et la racine de l'homme, c'est l'homme lui-même.

Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre.

Sur terrain plat, de simples buttes font effet de collines

Toute classe qui aspire à la domination doit conquérir d'abord le pouvoir politique pour représenter à son tour son intérêt propre comme étant l'intérêt général.

Par kourss - Publié dans : philosophie
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Mardi 21 août 2007

Massinissa arrache aux Carthaginois la Petite Sirte et les Emporia, Rome lui donne raison contre ses victimes

PolybeEn Afrique, Massinissa, voyant les nombreuses villes établies, sur les rives de la Petite Syrte, ainsi que l'opulence de la contrée appelée les Emporia, convoitait depuis longtemps les importants revenus que procuraient ces pays. Il avait entrepris, peu avant l'époque qui nous occupe ici, de les enlever aux Carthaginois. Il se fut bientôt rendu maître du plat pays, car, en rase campagne, il était le plus fort, du fait que les Carthaginois, qui avaient toujours répugné à faire la guerre sur terre, étaient alors complètement amollis par de longues années de paix. Mais il ne parvint pas à s'emparer des villes, qui étaient bien gardées. Les deux parties portèrent leur querelle devant le Sénat, auquel ils envoyèrent à plusieurs reprises des ambassadeurs. Chaque fois, les Carthaginois voyaient leur thèse rejetée par les Romains, non pas qu'ils fussent dans leur tort, mais parce que leurs juges étaient persuadés qu'il était de leur intérêt de se prononcer contre eux. Pourtant Massinissa lui même, quand, peu d'années avant, il poursuivait avec des troupes le rebelle Aphther, avait demandé aux Carthaginois l'autorisation de traverser le pays en question, mais ceux ci, estimant qu'il n'en avait aucunement le droit, la lui avaient refusée. Néanmoins, à l'époque où nous en somme arrivés, les Carthaginois ne purent plus faire autrement que de s'incliner devant les sentences rendues à Rome. Ils durent non seulement abandonner le pays et les villes qui s'y trouvaient mais encore verser une somme de cinq cents talents, correspondant aux revenus qu'ils en avaient tirés depuis le début du conflit...

Par kourss - Publié dans : HISTOIRE
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