HISTOIRE

Mardi 21 août 2007

Massinissa, le roi des Numides, fut le meilleur et le plus heureux des monarques de notre temps. Il régna plus de soixante années, restant toujours en parfaite santé. Il vécut très longtemps et atteignit L’âge de quatre vingt dix ans. Il l'emportait sur tous ses contemporains par la vigueur du corps. Quand il fallait rester debout, il était capable de demeurer ainsi une journée entière à la même place. Et quand il fallait rester assis, il n'éprouvait jamais le besoin de se lever. Il endurait les fatigues que lui imposaient les longues randonnées à cheval poursuivies de nuit comme de jour, sans se ressentir aucunement d'une pareille épreuve. Voici encore un fait qui montre bien sa vigueur physique: quand il mourut, à l'âge de quatre vingt dix ans, il laissa un fils de quatorze ans, nommé Sthembanos, qui fut adopté plus tard par Micipsa. Il avait eu, avant ce dernier né, neuf autres fils. Grâce à l'affection qui les unissait, jamais, durant tout le cours de sa vie, aucun complot, aucun crime domestique ne vint troubler la paix de son royaume. Mais son oeuvre la plus belle, la plus divine fut celle ci: avant lui, la Numidie tout entière était stérile et l'on pensait que son sol ne pouvait donner de récoltes; or, le premier et avec ses seules ressources, il prouva qu'elle pouvait produire toutes espèces de fruits, autant que n'importe quelle autre contrée, en constituant des domaines particuliers de dix mille plèthres qu'il répartit entre ses fils et qui se révélèrent extrêmement fertiles. Il est juste de rappeler cela, pour rendre à sa mémoire un hommage mérité.

source:POLYBE, Histoire, XXXVI, 16, Collection de la Pléiade, Paris, 1970, pp. 116g 117

Par kourss
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Mardi 21 août 2007
Commencées déjà auparavant, les négociations touchant Massinissa avaient trouvé raison sur raison d'être différées parce que le Numide voulait absolument rencontrer Scipion en personne, et lui serrer la main pour engager leur foi; c'est pourquoi Scipion fit un voyage si long et un si grand détour. Massinissa, qui était à Gadès, informé par Marcius de l'approche de Scipion, prétexta que ses chevaux souffraient, enfermés dans cette île; qu'ils étaient la cause, pour les autres êtres qui se trouvaient là, d'une disette générale, et la ressentaient eux mêmes; en outre, que ses cavaliers se rouillaient dans l'inaction, afin d'obtenir de Magon la permission de passer sur le continent pour piller les régions d'Espagne les plus proches. Une fois là, il envoie à Scipion trois chefs numides, pour fixer le moment et le lieu de leur entretien. Il l'invite à en garder deux comme otages. Le troisième lui ayant été renvoyé, pour le conduire où on lui avait dit, les deux généraux arrivèrent au rendez-vous avec une petite escorte. Le Numide avait déjà conçu, sur le bruit des exploits de Scipion, de l'admiration pour ce grand homme, et, il se l'était figuré aussi imposant et majestueux; mais plus grand encore fut le respect dont il fut saisi en sa présence: outre que Scipion avait naturellement grand air, il avait pour parure une longue chevelure, une tenue non pas d'une élégance raffinée, mais vraiment virile et militaire; il était à l'âge où les forces sont dans toute leur vigueur, une vigueur qui devait, chez lui, plus de plénitude et d'éclat à ce que la maladie venait, en quelque sorte, de faire refleurir sa jeunesse.

Presque stupéfait à son abord, le Numide remercie Scipion d'avoir libéré le fils de son frère; depuis ce moment, affirme t il, il a cherché cette occasion, qu'enfin, maintenant qu'un bienfait des Immortels la lui a offerte il n'a pas laissé échapper; il désire, ajoute t il, rendre service à Scipion et au peuple romain de telle façon que pas un étranger n'ait aidé Rome avec plus d'empressement, quoiqu'il le désire depuis longtemps, il n'a guère pu le montrer en Espagne, sur cette terre étrangère et inconnue; mais sur celle où il est né et a été élevé dans l'espoir du trône paternel, il le montrera facilement; si c'est ce même Scipion que les Romains envoient comme général en Afrique, il espère bien que Carthage ne vivra plus longtemps.

Scipion eut plaisir à le voir et à l'entendre, sachant que Massinissa avait été ce qu'il y avait de mieux dans toute la cavalerie carthaginoise, et voyant le jeune homme lui même manifester ainsi ses sentiments. Les serments échangés, Scipion rentra à Tarragone; Massinissa, ayant, avec la permission des Romains, pillé, pour ne pas paraître passé sans raison sur le continent, les terres les plus proches, rentra à Gadès

Par kourss
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Mardi 21 août 2007
Cirta était la capitale du royaume de Syphax; il s'y réfugia une foule de vaincus. Le massacre, dans cette affaire, fut moins important que la victoire, parce qu'il n'y avait eu qu'une lutte de cavalerie; il n'y eut pas plus de cinq mille tués; inférieur de plus de moitié fut le nombre des prisonniers faits dans l'attaque du camp où, tout émue d'avoir perdu son roi, une foule de combattants s'était réfugiée. Massinissa déclara que certes, pour lui, en cet instant, rien ne pourrait être plus beau que d'a ller revoir en vainqueur le royaume de ses pères, recouvré après un si long temps, mais que les succès, pas plus que les revers, ne donnaient le temps de se reposer. Si donc, ajouta t il, Laelius lui permet de le précéder à Cirta, avec la cavalerie, et Syphax enchaîné, l'agitation et la crainte générale le rendront maître de tout; Laelius, avec l'infanterie, peut le suivre à petites étapes. Laelius approuvant, Massinissa, arrivé le premier devant Cirta, fait appeler les notables de la ville. Mais, auprès de ces hommes qui ignoraient le sort de leur roi, ni en leur exposant ce qui s'était passé, ni par des menaces, ni par la persuasion il ne réussit à rien, avant de leur avoir montré leur roi enchaîné. Alors, devant un spectacle si affreux, on commença à gémir, et, d'un côté, la peur fit abandonner les remparts, de l'autre, l'acquiescement soudain de gens qui recherchaient la faveur du vainqueur fit ouvrir les portes. Massinissa, après avoir envoyé des troupes près des portes et sur les points favorables des remparts, afin de ne laisser à personne d'issue pour fuir, va au galop prendre possession du palais royal.
Par kourss
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Mardi 21 août 2007

Massinissa arrache aux Carthaginois la Petite Sirte et les Emporia, Rome lui donne raison contre ses victimes

PolybeEn Afrique, Massinissa, voyant les nombreuses villes établies, sur les rives de la Petite Syrte, ainsi que l'opulence de la contrée appelée les Emporia, convoitait depuis longtemps les importants revenus que procuraient ces pays. Il avait entrepris, peu avant l'époque qui nous occupe ici, de les enlever aux Carthaginois. Il se fut bientôt rendu maître du plat pays, car, en rase campagne, il était le plus fort, du fait que les Carthaginois, qui avaient toujours répugné à faire la guerre sur terre, étaient alors complètement amollis par de longues années de paix. Mais il ne parvint pas à s'emparer des villes, qui étaient bien gardées. Les deux parties portèrent leur querelle devant le Sénat, auquel ils envoyèrent à plusieurs reprises des ambassadeurs. Chaque fois, les Carthaginois voyaient leur thèse rejetée par les Romains, non pas qu'ils fussent dans leur tort, mais parce que leurs juges étaient persuadés qu'il était de leur intérêt de se prononcer contre eux. Pourtant Massinissa lui même, quand, peu d'années avant, il poursuivait avec des troupes le rebelle Aphther, avait demandé aux Carthaginois l'autorisation de traverser le pays en question, mais ceux ci, estimant qu'il n'en avait aucunement le droit, la lui avaient refusée. Néanmoins, à l'époque où nous en somme arrivés, les Carthaginois ne purent plus faire autrement que de s'incliner devant les sentences rendues à Rome. Ils durent non seulement abandonner le pays et les villes qui s'y trouvaient mais encore verser une somme de cinq cents talents, correspondant aux revenus qu'ils en avaient tirés depuis le début du conflit...

Par kourss
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Samedi 25 août 2007

jankiz khan,Jenghis Khan,Chingis Khan,Chingiz-khan,Jenghiz Khan,(le grand chef)

Comment ce jeune fils d'un chef d'une des quarante tribus peuplant la Mongolie moyenâgeuse a t-il pu constituer un empire allant de la Chine orientale à l'Europe de l'Est ?

 Né en 1165, de son vrai nom Témudjin (le «plus fin acier») Uge, il parvint à réunir sous sa bannière, grâce à un habile sens politique, un bon nombre des tribus nomades de Mongolie.

 Après plus de vingt ans de luttes incessantes avec les autres clans rivaux, il réussit à réunir sous son commandement la totalité des différents clans de Mongolie. C’est alors qu’il est proclamé, à  45 ans, Genghis Khan. Comme capitale du nouvel empire Mongol, il décide d’ériger une cité au milieu des plaines de Mongolie, Karakorum.

 Malgré une armée assez réduite à ses débuts, Genghis modifia considérablement la géopolitique de l’époque en entamant la conquête de l’Asie. Grâce à sa détermination, son leadership mais également il faut le reconnaître une certaine cruauté, il lui fut possible de faire chuter l'hégémonie turque, stopper l'expansion de l'Islam vers l'est et menacer la chrétienté en Occident

 Grâce à une armada de cavaliers redoutables (200 000), il parvint à étendre les frontières de son territoire, laissant  à sa mort le 18 août 1227 un empire dépassant en superficie celui d’Alexandre le Grand. Après l’assaut de la Chine du Nord puis de Pékin (qui brûla pendant 70 jours), la horde mongol réussit à détruire l'empire turc, à envahir une large partie de la Russie, pour enfin prendre contrôle d’une partie du Moyen-Orient en vainquant les armées arabes.

Néanmoins, il serait réducteur de ne voir en Genghis Khan qu’un conquérant barbare, sanguinaire et destructeur.

Il promulgua en effet le «Yassak »,  un code de lois qui entre en vigueur en 1206 pour tenter de donner une cohésion au peuple mongol. Les peuples vaincus n'y furent pas soumis). Dans ce code, il insista sur le principe de sa souveraineté absolue mais également sur l’importance de l'union des Mongols. Le Yassak était ainsi constitué d’un code pénal strict s’appliquant dans tous les domaines de la vie quotidienne mongole. Il encourageait par exemple le sens de la justice. En effet, tout délit devait être attesté par trois témoins et « Les grands qui oppressaient les faibles étaient condamnés sans appel ». De plus, l'adultère y était sévèrement puni tout comme le fait d’uriner en public. Ce Yassak peut donc être considéré comme  « un code civilisateur » promouvant les vertus chères aux nomades. Ainsi, il était du devoir des Mongols de partager leur repas avec les voyageurs de passages.

Il fut sûrement le premier leader à faire preuve d’un certain oecuménisme. En effet, à Karakorum, musulmans chiites et sunnites, bouddhistes, brahmanistes, taoïstes et mêmes chrétiens romains venaient discuter religion et philosophie en toute quiétude.

Par kourss
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Samedi 25 août 2007

La révolution d'octobre, le peuple à la conquête du pouvoir, est un faux historique.
La révolution, la vraie, est celle qui s'est déroulée fin février 1917, quand PETROGRAD s'insurge et est créé le premier soviet.
Les premiers jours de mars après la formation d'un gouvernement provisoire, le tsar Nicolas II abdique.
Le 27 mars, le soviet de PETROGRAD demande une "paix sans annexion ni contribution" qui permettra à la Russie de sortir au plus vite de la guerre, cause principale du mécontentement populaire.
Rappelons-nous que les soviets sont les assemblées élues par le peuple.
LENINE et les bolchéviques étaient hostiles aux soviets, probablement parce qu'ils y étaient faiblement représentés et donc minoritaires.
La révolution de février est une vraie révolution démocratique et populaire, dirigée par les socialistes révolutionnaires, par les mencheviks, par les socialistes populaires et par les trudoviks de Kerensky, futur Premier ministre.
Comme on peut le constater, les bolchéviques ne participèrent pas à la révolution de février qui fit tomber le régime tsariste.
En effet, Lénine rentrera en Russie seulement le 16 avril, grâce à l'aide du gouvernement allemand.
Le 25 avril, le soviet de PETROGRAD lance un appel pour l'ouverture d'une conférence internationale socialiste, qui se tiendra à Stockholm et qui aura pour objectif la fin de la guerre.
Le 31 mai 1917, les élections ont lieu, gagnées par les socialistes modérés et au cours desquelles les bolchéviques n'obtiendront qu'une poignée de voix. Entre temps, les bolchéviques ont réussi à s'infiltrer dans les soviets et le 16 juillet déclarent :"Tout le pouvoir aux soviets".
L'opportunisme de Lénine et des bolchéviques est évident.
Dans un premier temps, quand ils sont minoritaires, ils s'opposent aux soviets puis, ayant perdu les élections mais ayant réussi l'opération de noyautage des soviets, exigent que tout le pouvoir soit donné à ces derniers.
Les soviets, à ce moment là, d'instrument de débat démocratique, se transforment en une arme que les bolchéviques utilisent pour attaquer le pouvoir démocratiquement élu.
Le 20 juillet, le gouvernement répond en lançant un mandat d'arrêt à l'encontre de Lénine.
Dans la nuit du 24 au 25 octobre, Lénine et les bolchéviques profitent de la situation chaotique qu'ils ont contribué à créer, pour prendre le pouvoir avec les armes : le coup d'état classique.
Pour obtenir l'appui de la population, LENINE promulgue, les premiers jours de novembre, quatre décrets.
Le premier est en faveur de la paix et amènera à la signature de l'armistice le 2 décembre avec l'Allemagne, qui rappelons-le, avait aidé LENINE à rentrer en Russie et l'avait soutenu économiquement.
Le deuxième décret prévoit la redistribution des terres aux paysans, qui à ce point, appuient LENINE et les bolchéviques.
Le troisième décret prévoit l'indépendance des nations intégrées dans l'empire russe par les tsars;nations qui à leur tour, se rangèrent aux côtés des bolchéviques.
L'ultime décret prévoit que les ouvriers prennent le contrôle de la production dans les usines,en même temps le droit de grève est supprimée.
Le 5 janvier 1918, Lénine et les bolchéviques dissolvent l'assemblée constituante, démocratiquement élue mais dans laquelle les bolchéviques étaient minoritaires.
En mars 1921, Victor Tchernov, ex président de la constituante dissoute et chef des socialistes révolutionnaires déclarera : "Les bolchéviques, ont fait périr la cause de la liberté et de la démocratie quand ils ont réussi à opposer les soviets à la constituante dans l'esprit du peuple. Au lieu de faire des soviets un soutien de la constituante, un lien puissant entre celle-ci et le pays, ils ont dressé les soviets contre l'assemblée constituante et ont fait périr, de cette façon, aussi bien la constituante elle-même que les soviets."
Le 23 février 1918 est créée l'armée rouge sur les ordres de TROTSKY.
Le 3 mars, la paix avec l'Allemagne est signée et l'épuration interne peut commencer.
Entre mars et avril les socialistes révolutionnaires seront arrêtés, les partis anti-bolchéviques seront expulsés des soviets et les journaux d'opposition seront supprimés.
Au mois de juin, le "communisme de guerre" est instauré.
Il fut le prétexte, étant donné qu'il n'y avait aucune guerre en cours, pour confisquer la récolte des paysans et rendant caduc le décret de novembre sur la redistribution des terres.
Le 16 juillet 1918, les bolchéviques exécutèrent la famille impériale.
Pendant l'été 1918 commença l'intervention militaire des occidentaux en Russie, qui se conclura en octobre 1920 avec le traité de RIGA.
Sur les méthodes utilisées par les " révolutionnaires" bolchéviques pour se maintenir au pouvoir et diriger le pays, voyons quelques témoignages.
Un fonctionnaire des services secrets de l'époque : "Malenkov et Voznesenski exigent des travailleurs, Vorochilov demande des ouvriers pour construire des routes. Comment ferons-nous ? Le fait est que nous n'avons pas encore réalisé notre programme d'arrestation".
Le premier camp de concentration communiste a été ouvert en 1921 à KOLMOGORI, près d'ARKENGELSK.
Une liste officielle soviétique de 1923 énumère 65 camps de concentration.
Selon des sources soviétiques, il est indiqué, par exemple, qu'au camp de KOLIMA, "seulement 2 ou 3 détenus sur 100 survivaient ".
Cela indique clairement que la nature de ces camps n'était pas uniquement répressive mais avait principalement comme but la suppression des «ennemis du peuple ».
Voici le commentaire de Boukharine, un des dirigeants du parti à l'époque des massacres : "Je ne souhaiterai, même pas à mon pire ennemi, de voir les scènes auxquelles j'ai assisté".
L'épisode qui rendra encore plus claire, s'il en était besoin, l'action brutale et antidémocratique des communistes est la révolte de Cronstadt.
Le 24 février 1921, à Pétrograd, commencent d'importantes manifestations et des grèves contre le régime soviétique.
Les manifestants refusent l'autorité dictatoriale du parti.
Comme on le sait, à partir de novembre 1917 toute grève est interdite.
Les manifestations sont, donc, brutalement réprimées.
Près de PETROGRAD se trouvait la base navale de CRONSTADT, un port militaire avec une importante présence de marins, qui donnèrent une importante contribution au succès des bolchéviques dans la révolution d'octobre 1917.
Les marins de CRONSTADT, quand ils apprirent les manifestations des citoyens de PETROGRAD, décidèrent d'appuyer la révolte et votèrent cette résolution.
"Etant donné que les soviets actuels n'expriment pas la volonté des ouvriers et des paysans, les matelots décident qu'il faut :
- procéder immédiatement à la réélection des soviets au moyen du vote secret. La campagne électorale parmi les ouvriers et les paysans devra se dérouler en pleine liberté de parole et d'action ;
- établir la liberté de parole et de presse pour tous les ouvriers et paysans, pour les anarchistes et pour le parti socialiste de gauche ; - accorder la liberté de réunion aux syndicats et aux organisations paysannes ;
- convoquer en dehors des partis politiques une conférence des ouvriers, soldats rouges et marins de Pétrograd, de Cronstadt et de la province de Pétrograd pour le 10 mars 1921 au plus tard ;
- élargir tous les prisonniers politiques socialistes et aussi tous les ouvriers, paysans, soldats rouges et marins, emprisonnés à la suite des mouvements ouvriers et paysans ;
-élire une commission aux fins d'examiner le cas de ceux qui se trouvent dans les prisons et les camps de concentration ;
- abolir les "offices politiques", car aucun parti politique ne doit avoir des privilèges pour la propagande de ses idées, ni recevoir de l'Etat des moyens pécuniaires dans ce but. Il faut instituer à leur place des commissions d'éducation et de culture, élues dans chaque localité et financées par le gouvernement;
- abolir immédiatement tous les barrages ;
- uniformiser les rations pour tous les travailleurs, excepté pour ceux qui exercent des professions dangereuses pour la santé ;
- abolir les détachements communistes de choc dans toutes les unités de l'armée ; de même pour la garde communiste dans les fabriques et usines. En cas de besoin, ces corps de garde pourront être désignés dans l'armée par les compagnies et dans les usines et fabriques par les ouvriers eux-mêmes ;
- désigner une commission ambulante de contrôle ;
- donner aux paysans la pleine liberté d'action en ce qui concerne leurs terres et aussi le droit de posséder du bétail, à condition qu'ils s'acquittent de leur tâche eux- mêmes, c'est-à-dire sans avoir recours au travail salarié ;
- autoriser le libre exercice de l'artisanat, sans emploi d'un travail salarié ;
-nous demandons à toutes les unités de l'armée et aussi aux camarades "Koursanty" militaires de se joindre à notre résolution ;
- nous exigeons que toutes nos résolutions soient largement publiées par la presse".
Aucune liberté, donc, sur la terre des soviets.
Les communistes utilisèrent la propagande du parti pour calomnier et discréditer les rebelles en les accusant d'être des "contre révolutionnaires". Les rebelles ripostèrent en publiant dans l'Izvestia de Cronstadt du 6 mars 1921, cet article :
"Nous avons jeté bas le soviet communiste, proclament les marins de Cronstadt. Dans quelques jours, notre comité révolutionnaire provisoire procèdera aux élections du nouveau soviet, lequel, élu librement, reflétera bien la volonté de toute la population laborieuse et de la garnison, et non celle d'une poignée de fous "communistes". Notre cause est juste. Nous sommes pour le pouvoir des soviets et non des partis. Nous sommes pour l'élection libre des représentants des masses laborieuses. Les soviets falsifiés, accaparés et manipulés par le parti communiste, ont toujours été sourds à nos besoins et à nos demandes ; la seule réponse que nous ayons reçue fut la balle assassine".

 

 

Par kourss
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Dimanche 23 décembre 2007
Einstein


Albert Einstein, 1879-1955

L'énigme d'Einstein

Les faits:

1. Il y a cinq maisons de 5 couleurs différentes. 2. Dans chaque maison vit une personne de nationalité différente. 3. Chacun des 5 propriétaires boit un certain type de boisson, fume un certain type de cigares et garde un certain animal domestique. La question: Qui a le poisson?


Quelques indices:

1. L'Anglais vit dans une maison rouge. 2. Le Suédois a des chiens comme animaux domestiques. 3. Le Danois boit du thé. 4. La maison verte est à gauche de la maison blanche. 5. Le propriétaire de la maison verte boit du café. 6. La personne qui fume des Pall Mall a des oiseaux. 7. Le propriétaire de la maison jaune fume des Dunhill. 8. La personne qui vit dans la maison du centre boit du lait. 9. Le Norvégien habite la première maison. 10. L'homme qui fume les Blend vit à côté de celui qui a des chats. 11. L'homme qui a un cheval est le voisin de celui qui fume des Dunhill. 12. Le propriétaire qui fume des Blue Master boit de la bière. 13. L'Allemand fume des Prince. 14. Le Norvégien vit juste à côté de la maison bleue. 15. L'homme qui fume des Blend a un voisin qui boit de l'eau.
Cette énigme a été posée par A. Einstein au début du siècle dernier. Selon lui 98% des gens sont incapables de la résoudre. Faites-vous parti des 2% qui sont capables ? Bon courage.

Par kourss
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